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Vingt-cinq ans, légère et inconséquente

S’il y a bien une chose que je ne voudrais pour rien au monde, c’est revenir en arrière et avoir de nouveau vingt-cinq ans. Je suis heureuse du chemin parcouru, même s’il a été chaotique. J’aime la femme que je suis aujourd’hui. Pourtant, certains choix me pèsent autant que l’ennui qui les accompagne. Comme je l’évoquais ici il y a quelques jours (dans d’autres termes) : avoir une morale, ça me fait super chier. C’est sensé m’éviter la somme de regrets que j’ai pu accumuler à cette époque où j’étais jeune, légère et inconséquente. Mais qu’est-ce que je m’ennuie certains jours !

Samedi soir, musique ambiance clubbing à fond dans les tympans, je n’ai eu qu’une envie : faire un bond dans le passé. Avoir vingt-cinq ans, juste pour une nuit.

Voilà, ça y est ! J’ai vingt-cinq ans ! je suis jeune, jolie, et je me transforme en mini-bombasse à grand renfort d’un maquillage savamment étudié et d’une tenue sexy (mais pas prostipute hein ! enfin pas trop…).

J’arrive enfin dans ma discothèque préférée. Il fait chaud, je suis bien, je suis à ma place, en terrain conquis. Vodka/Orange en main, je fais un petit tour d’horizon des mâles séduisants en présence en éliminant tous ceux qui sont accompagnés et je teste mon pouvoir de séduction sur ma short-list.

Je le veux, lui là bas. Il me veut aussi. Je glisse ma langue dans sa bouche et ne l’enlèverai que pour reprendre mon souffle et en profiter pour lui demander son prénom.

La foule en présence n’est pas seule responsable de la montée soudaine de la température. Nos mains baladeuses y sont pour beaucoup. Elles se promènent, joueuses, partout où la décence le permet. J’aime le goût de sa peau que quelques gouttes de sueur ont légèrement salée. J’aime suivre ces petites perles le long de son cou et de son dos. J’aime la peau fine de ses épaules. J’aime ce désir contenu. Je vais aimer le consommer. Je vais aimer m’en souvenir plus tard, avec une pointe de nostalgie.

J’ai oublié beaucoup de prénoms. Je n’ai pas oublié le sien.

Parfois, avoir vingt-cinq ans, être légère et inconséquente, c’était vachement bien ! Au revoir Laurent…

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Karma
Bavardages

Karma

Bon, elle vient quand ma récompense karmique ? Parce que quand je me suis acheté ce truc encombrant qu’on appelle une morale, j’espérais bien en tirer quelques avantages vois-tu. En lieu et place, je me trimbale ce boulet qui n’est que source de frustration.

Oh ça, quand tu fais un truc de travers, la punition tombe à une vitesse ! Mais quand tu fais LA bonne action qui te fais te demander après coup : « mais pourquoi ?!!! » (tellement t’en chie), le petit cadeau astral qui ferait plaisir, lui, il se fait attendre. Tu comptes me l’envoyer quand je serai toute desséchée, limite morte ? C’est que je comptais profiter un peu de la vie moi !

Si ça continue, je vais la foutre au placard cette foutue morale !

Mais j’ai quand même la trouille de la punition finale… Putain de Karma.

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Effacer

J’ai supprimé ce billet où je me mettais à nu. J’ai supprimé ce qui n’aurait pas dû être écrit. J’ai supprimé ce que j’aurais dû me contenter de dire à cette sœur qui saura oublier.

J’ai supprimé ce billet, pour effacer ce que je ressens et ne veux plus ressentir. J’ai tenté d’effacer ce que je n’ai pas dit. J’ai tenté d’effacer ce que je nie. Effacer que je m’acharne à me mentir.

Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete. Delete.

Appuyer frénétiquement sur une touche et effacer. Mais ça ne part pas. Cette chose ne veut pas sortir de moi.

Et moi, tout ce que voulais, c’était pouvoir effacer.

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